POURQUOI UN INSTITUT CGT D’HISTOIRE SOCIALE ?
L’histoire qu’on nous apprend à l’école, c’est « le roman national » écrit pour resserrer les liens du peuple autour de « sa patrie capitaliste » et des choix gouvernementaux, pour créer une unité nationale de pensée. Ce « roman national » a varié au cours du temps, en fonction des objectifs des gouvernements.
L’objectif de ce « roman national » est d’apprendre au Peuple à aimer le système capitaliste et ceux qui nous exploitent. C’est sans doute pour cela que de nombreux-ses élèves « n’aiment pas l’histoire » … Qu’avons-nous à voir avec les rois, les reines, les empereurs dont l’actualité historique nous abreuve à longueur d’antennes. C’est ce « roman national » qui a fait passer Robespierre pour une brute sanguinaire, alors que pour les révolutionnaires de l’époque, il était « l’Incorruptible » !
Il existe une autre histoire, celle qu’on ne nous apprend pas à l’école, c’est l’histoire de la lutte des classes où le Peuple et la Classe Ouvrière jouent le premier rôle. Rôle que tous les pouvoirs ont tenté d’effacer. C’est celle-là la vraie histoire. Celle des luttes pour transformer la société. C’est cette histoire-là que les français aiment : nombreux sont ceux qui font leur généalogie pour savoir d’où ils viennent.
En créant l’Institut d’histoire sociale CGT en 1982, Georges Séguy a voulu que notre histoire, la vraie, celle du Peuple et de ses luttes, soit racontée par ses acteurs et ses actrices. Pas par les « falsificateurs » de l’histoire.
C’est quoi l’histoire ? L’histoire c’est des faits. Mais pas seulement. Ce sont des faits remis dans leur contexte et analysés pour en comprendre le sens. Le contexte, c’est celui de la lutte de classe. Celle qui a opposé la bourgeoisie à la noblesse pour aboutir à la Révolution de 1789 et à la création de la 1ère République en 1792. C’est la lutte de classe qui a opposé à la bourgeoisie capitularde, la classe ouvrière qui a créé la 3ème République en 1870 et la Commune de Paris en 1871. La lutte de classe c’est la Résistance qui a vaincu l’occupant nazi et l’extrême droite, libéré la France et mis en œuvre le programme du Conseil National de la Résistance dont nous bénéficions encore aujourd’hui. La lutte de classe dont on veut nous faire croire qu’elle n’existe plus, c’est l’alliance du patronat, de la droite et de son extrême contre la classe ouvrière pour reprendre tout ce que ses luttes lui ont permis de conquérir. C’est la lutte de classe qui fait l’histoire, avec l’engagement du Peuple qui se mobilise contre son exploitation.
Après la création de l’Institut d’histoire sociale national, l’objectif était de créer des Institut fédéraux, régionaux, puis départementaux. Dans le Loiret, nous avons commencé par être un collectif adhérent de l’Institut d’histoire sociale Région Centre. Puis la CE de l’UD a créé notre Institut départemental le 1er octobre 2021. L’Institut d’Histoire sociale est une association loi 1901 elle n’est donc pas dans les structures de la CGT, cependant elle en est complémentaire et utilise les archives de la CGT pour écrire ses documents.
Les IHS CGT ont 2 objectifs : préserver/ classer les archives et écrire l’histoire de nos luttes à partir de nos archives. Archives des syndicats, archives des UL, des UD, des régions et de la Confédération (tracts, journaux syndicaux, affiches…). Nos archives sont précieuses car ce sont elles qui permettent de raconter nos luttes, nos difficultés, nos victoires, nos acquis… C’est pourquoi nous devons les sauvegarder, les trier, les classer et c’est pour cela que nous avons même mis en place une formation de préservation des Archives (tu retrouveras les dates dans le plan de formation du site).
Notre Institut publie régulièrement des ouvrages, en rattachant les évènements du passé à l’actualité pour l’éclairer, car la lutte de classe traverse les siècles et elle est toujours là ! Le mot d’ordre des Instituts, à l’initiative de Georges Séguy c’est : « Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient ». Nous éditons également un bulletin d’information : « Le fil de l’histoire sociale CGT du Loiret ».
Si, toi aussi cher-e camarade, tu es féru d’Histoire, de la vraie celle qu’on ne trouve que dans nos Archives, celle de nos luttes et nos victoires, alors rejoint nous en adhérant à l’Institut d’histoire sociale du Loiret, et aide-nous à la préserver et à la transmettre au plus grand nombre.
Voici les unes de nos bulletins d’information, ces ouvrages sont payant (10€) vous pouvez vous les procurer facilement sur demande.